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| Quel est le processus d'une cause de canonisation ? |
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Un procès de canonisation est un long processus qui fait appel à des experts (historiens, théologiens et médecins). Il comporte deux étapes distinctes: d’abord la phase diocésaine, sous la responsabilité de l’évêque compétent qui constitue à cet effet un tribunal diocésain, puis la phase romaine, menée par la Congrégation pour les Causes des Saints qui étudie le dossier avant de le soumettre au Collège des Cardinaux et au Pape qui émet la sentence finale.
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- Le premier point consiste à démontrer que le Serviteur de Dieu (ou la Servante de Dieu) dont la cause de béatification est introduite jouit d’une réelle « réputation de sainteté » et que celle-ci est en augmentation depuis sa mort. Pour cela, il convient d’attester qu’un grand nombre de personnes (et pas seulement des proches ou des membres de sa communauté) prient habituellement le Serviteur de Dieu et bénéficient de faveurs et de grâces par son intercession.
- Il faut aussi prouver « l’héroïcité des vertus » du Serviteur de Dieu, c’est-à-dire qu’il a vécu l’ensemble des vertus chrétiennes de façon héroïque, en particulier durant les vingt dernières années de son existence. Dans ce but, on a recours à deux types de « preuves » :
- d’une part, les « preuves documentaires », constituées par l’ensemble des documents écrits par le Serviteur de Dieu (ou sur lui) qui, une fois recueillis, sont soumis à plusieurs experts historiens et théologiens ;
- d’autre part, les « preuves testimoniales », apportées par un certain nombre de « témoins oculaires » ayant personnellement connu le Serviteur de Dieu, qui sont appelés à déposer devant le tribunal diocésain.
Lorsque « l’héroïcité des vertus » est reconnue par les instances romaines, le Serviteur de Dieu est alors appelé « Vénérable ». - Il faut ensuite apporter la preuve de deux miracles attribués à l’intercession du Serviteur de Dieu, le premier pour sa béatification, et le second pour sa canonisation, l’Eglise considérant le miracle comme une confirmation divine de « l’héroïcité des vertus ». Pour que le miracle «présumé » soit reconnu par l’Eglise comme « miracle », il doit être soumis à une double expertise, scientifique (normalement des médecins spécialistes), puis théologique :
- Du point de vue scientifique, les miracles sont généralement des guérisons qui sont examinées par des experts selon les critères établis au XVIIIème siècle par le pape Benoît XIV. Seules sont prises en compte les maladies organiques graves et il faut que la guérison ne puisse pas être expliquée scientifiquement, qu’elle se soit produite de manière instantanée, immédiate et inattendue, ou du moins avec une rapidité inexplicable (compte tenu des thérapies ou traitements administrés au malade), et que la guérison soit complète et durable.
- Du point de vue théologique, il convient de démontrer qu’il y a eu concomitance entre l’obtention du miracle et l’invocation du Serviteur de Dieu à cette intention.
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