- En rentrant en ce premier Dimanche de l’avent à la maison, j’ai eu la joie de découvrir une maison toute décorée pour Noël et la crèche bien en place. J’y ai vraiment vu le signe que le Seigneur me précédait et m’accueillait chez moi.
- Puis plus tard, en partageant cette retraite avec ma femme, l’une de ces premières phrases a été de me demander : –J’espère qu’ils t’ont dit que tu devais être le moteur de ta famille » !!! Quelle surprise, quelle joie ! Elle n’était pas là mais avait tout perçu et compris. Mystère de Dieu et grâce du sacrement de mariage. Et à partir de là, j’ai pu lui expliquer qu’elle devait être pour nous gardienne de la sagesse. Sa réponse fut : « Oui, je le suis, c’est vrai. Mais comme je devais être aussi le moteur de la maison, c’est pourquoi je suis aussi fatiguée, énervée, agressive… » Oui, d’autant plus que moi je « n’avais plus rien et j’étais perdu »… - C’est presque du mot pour mot, notre échange n’a pas duré plus longtemps, mais quelle profondeur, quelle joie pour nous deux. Merci Seigneur ! Et ce n’est pas fini.
- Plus tard dans la soirée, suite à une discussion, une tension apparaît. Avec 48 heures de moins, cette tension aurait dégénéré. Là, intérieurement je me suis arrêté et je me suis dit : « gardien de l’amour ! ». Je me suis arrêté de parler et j’ai apaisé mon propos. Immédiatement, j’ai vu que la PAIX était sur Sophie, et qu’elle a arrêté elle aussi de parler vivement. Et c’est là que j’ai compris en quoi j’étais devenu le gardien de l’amour, en quoi consiste d’être le moteur. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Oui, il n’y a pas de plus grand amour que de mourir à soi-même (orgueil, fierté, avoir le dernier mot…) pour ceux que l’on aime. Et pour ça, je veux bien mourir tous les jours !
Voilà en quelques lignes ce que je vis depuis cette retraite. Et encore, je ne peux vous exprimer tout ce que je ressens en moi, tout ce qui vit en moi. C’est complètement (in)croyable !!!
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