La compassion, c'est le Coeur de Jésus en action Le mot compassion vient du latin, « cum-patire », « souffrir, éprouver avec ». « Pleurer avec ceux qui pleurent » : la première attitude est de communier à la souffrance de la personne, partager son état, la rejoindre où elle est.
La compassion tire sa grandeur de celle de l’amour qui la produit.
Nous lisons dans la bible :
«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit voila le plus grand et premier commandement. Le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi même » (Mt. 22, 36-39). Une clé de Compassion donnée par Dieu lui-même
Avant tout, avoir le désir personnel de l’aimer chaque jour davantage de tout notre coeur, de toute notre âme et de tout notre esprit. C’est la condition indispensable pour avancer sur le chemin de la compassion.
Parallèlement, il nous faut travailler à apprendre à nous aimer nous-mêmes, avec et sous le regard de Dieu, à nous accepter tels que nous sommes en dépit de toutes les blessures et imperfections de notre personnalité. Saint François de Sales nous dit encore : « douceur envers soi-même » et « douceur envers les autres ».
L'humilité en actionLa compassion oblige à l’humilité car elle exige beaucoup de respect, de douceur et de patience et de gratuité.
Cependant on ne peut pas vivre un tel amour en dissimulant ou en affaiblissant la vérité morale... (Jean Paul II "Veritatis Splendor ") Seul le Seigneur possède la compassion parfaite. Nous ne pouvons l’exercer par nous-mêmes.
Il faut lui demander de nous accompagner pour nous inspirer les paroles, les attitudes et le ton justes afin de regarder notre frère avec ce même regard de Dieu. Nous devons simplement être ses instruments et ses messagers. La compassion du Christ
La compassion du Christ envers les malades et ses nombreuses guérisons d'infirmes de toute sorte (cf. Mt 4,24) sont un signe éclatant de ce "que Dieu a visité son peuple" (Lc 7,16) et que le Royaume de Dieu est tout proche. Jésus n'a pas seulement pouvoir de guérir, mais aussi de pardonner les péchés (cf. Mc 2,5-12): il est venu guérir l'homme tout entier, âme et corps; il est le médecin dont les malades ont besoin (cf. Mc 2,17).
Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu'il s'identifie avec eux:
" Car j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir.
Alors les justes lui répondront: Seigneur, quand nous est-il arrivé de te voir affamé et de te nourrir, assoiffé et de te désaltérer, étranger et de t'accueillir, nu et de te vêtir, malade ou prisonnier et de venir te voir? "
Et le Roi leur fera cette réponse: En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.
(Matthieu 25)
Son amour de prédilection pour les infirmes n'a cessé, tout au long des siècles, d'éveiller l'attention toute particulière des chrétiens envers tous ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur âme. Elle est à l'origine des efforts inlassables pour les soulager. (1998 Catéchisme de l’Eglise Catholique 1503)
Quelques lieuxVous trouverez ci-dessus une liste, non exhaustive, de lieux où il et possible de vivre la compassion ... Mais là ou où vous êtes ... soyez sûr qu'il est possible de vivre la compassion !
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