Prêtres et séminaristes témoignent de la façon dont ils ont été conduits par le Seigneur…

Je veux te mettre à la première place

C’est en partant en mission avec Fidesco que Christophe Liony a trouvé sa vocation. Ordonné prêtre pour le diocèse de Rouen en juin 1999, il est aujourd’hui responsable-adjoint de la maison Saint-Joseph à Namur et également responsable du suivi des vocations pour l’Afrique.

« Alors que j’atteignais 27 ans, la limite d’âge pour faire mon service militaire comme médecin, j’ai providentiellement rencontré Fidesco. Je n’avais pas eu d’éducation chrétienne et vivais une quête spirituelle qui ne croisait que rarement l’Église. Autant dire que je n’avais jamais pensé à devenir prêtre et étais rempli de projets pour mon avenir.
À la fois surpris et touché par les objectifs de coopération missionnaire de Fidesco, je décidai de partir avec eux. Pendant l’année de préparation, j’ai découvert la Communauté de l’Emmanuel, Paray-le-Monial et un visage de l’Église joyeux et authentique qui a fait tomber mes préjugés négatifs.
En Guinée, j’exerçais comme médecin de dispensaire, dans des conditions de vie très dépouillées. Tous les jours, avec les autres coopérants, nous allions à la messe célébrée dans la langue locale, et avions une prière commune. Au fur et à mesure, je relisais ma vie et prenais plus de temps pour prier. Un jour, devant le Saint-Sacrement, en regardant le Seigneur, sans penser à plus, je lui ai dit : « Je veux te mettre à la première place ». L’idée du sacerdoce me traversa alors l’esprit, mais je la rejetai car je n’étais pas prêt. La rencontre avec la vie de Maximilien Kolbe m’a alors fait avancer.
De retour en France, j’ai repris mon internat, mais la question me taraudait toujours. Je décidais alors de consacrer le pont du 15 août à prier jusqu’à ce que Dieu me réponde ! Et le deuxième jour, j’ai senti la force de dire oui, de renoncer à la médecine et de consacrer ma vie au sacerdoce. C’était le 50e anniversaire de la mort du père Kolbe. À cet instant, j’ai senti une joie profonde et une grande paix m’envahir. Je n’ai jamais cessé de rendre grâce ! »
Père Christophe

 

J’ai découvert combien j’étais un pauvre

« Après mes deux premières années de formation au séminaire, je suis parti en mission à Manille (Philippines), pour servir dans une fondation qui vient en aide aux enfants des rues. Cette expérience m’a enseigné que la véritable compassion intègre toutes les dimensions de la vie de l’homme. Venir en aide aux enfants des rues signifie leur offrir un toit et à manger, les remettre sur le chemin de l’école, les entourer autant que possible d’amour et leur transmettre la foi au Christ. Cette année de mission m’a révélé combien j’étais moi-même un pauvre. C’est dans la mesure où j’accepte la miséricorde de Dieu et de ceux qui m’entourent que je peux me mettre authentiquement au service de mes frères. J’ai commencé le second cycle de théologie le cœur rempli de tout ce que j’ai vécu. »
Benoît, séminariste du diocèse de Paris