Témoignages du quotidienLe syndicaliste | Un jour, alors que nous évangélisions dans la rue, un homme s’est approché de notre groupe et nous interpelle avec une certaine agressivité : « Que faites-vous dans la rue ? Qui êtes-vous ? » La conversation, assez animée, s’engage. Notre homme est délégué syndical. Il n’est pas croyant. Il discute ferme. Nous avons l’impression de perdre notre temps avec lui. Il semble totalement fermé à notre témoignage … |  | A ce moment passe dans la rue auprès de nous un groupe de personnes. Visiblement, ce sont des connaissances de notre homme qui, à notre plus grand étonnement, les arrête : « Vous avez vu ? Ce sont des catholiques qui proclament leur foi dans la rue ! C’est vraiment sympa, n’est-ce pas ? »Nous avions l’impression que notre témoignage ne l’avait pas touché. Mais nos impressions peuvent être trompeuses ! Sans que nous le sachions, la grâce de Dieu avait commencé à faire son œuvre dans le cœur de notre homme ! Points de repère sur L’évangélisation Pourquoi ? Comment ?, Jean-Luc Moens, Edition de l’Emmanuel, mars 1998 Un soir de Noël à Pigalle Un soir de Noël, à Pigalle, un groupe évangélisait dans la rue. Un jeune, s’adressant à la foule, se mit à lire le chapitre 10 de Saint-Jean où Jésus proclame qu’il est le Bon Berger. Un des assistants fut profondément touché par ce texte. Ce fut comme si Dieu lui-même s’adressait à lui et le rejoignait dans sa détresse. Et il renonça alors à son projet de se suicider. Points de repère sur L’évangélisation Pourquoi ? Comment ?, Jean-Luc Moens, Edition de l’Emmanuel, mars 1998 A l’hôpital J’étais infirmière dans une clinique. Un jour, alors que je déjeune, une collègue d’un autre étage m’aborde et me demande de la remplacer durant quatre heures. J’hésite : mon service est déjà si chargé ! Elle insiste en me confiant ses raisons et me convainc finalement. Seules deux grandes malades ont besoin d’un peu plus d’attention, mais elle s’en occupera avant son départ. Pour gagner du temps et afin de juger de leur état, j’abrège mon repas et me rends dans son service pour un premier contact avec ces deux malades. J’arrive dans la première chambre. La dame, alitée, me regarde et me dit d’emblée : « Bonjour, êtes-vous catholique ? » C’est une drôle de question qui me fait un peu paniquer : dans cette clinique, je suis la seule pratiquante et, bien que mes idées soient connues de tous, je me suis toujours gardée de faire du prosélytisme. A cet instant, je ne veux pas entrer dans une controverse avec cette malheureuse entre la vie et la mort et je ne peux pas non plus renier ma foi. Je réponds d’un ton ferme : « oui, Madame, je suis catholique, pratiquante et fermement convaincue ! »  | Je vois alors le visage de cette femme s’éclairer d’une grande joie. Elle me dit : « Alors c’est le Seigneur qui vous envoie. L’infirmière vient de passer et m’a expliqué son absence et dans quelles conditions vous la remplaciez. Aussitôt après son départ, ma sonnette est tombée et, vu mon état, je ne pouvais pas la rattraper. J’étais très anxieuse. Je suis d’origine juive (mon mari est mort en déportation) mais, depuis longtemps, j’ai le désir de recevoir le baptême avant de mourir. Tout à l’heure, je me suis adressée à mon ange gardien et lui ai dit : « Si la personne qui vient est catholique, cela voudra dire que c’est bien la volonté du Seigneur que je reçoive le baptême. » | Je ne peux m’attarder trop longtemps dans sa chambre mais lui promets de revenir. Lors de mon passage suivant, nous prenons le temps de parler.J’avertis ensuite le curé de la paroisse de son désir de baptême. L’un des vicaires vient la visiter et elle commence la préparation. Etant donné l’urgence, elle reçoit le baptême rapidement. Contre toute attente, son état s’améliore. Peu à peu, elle se rétablit et peut rentrer chez elle. Paulette D’après Il est Vivant N°183, juin 2002 Eh oui, il est aussi possible d’évangéliser dans le train, sans le vouloir !J’avais prévu de prendre le train avec des amis mais, comme c’est le jour de grève, je dois me résigner à voyager seule. Je m’installe donc au hasard dans un compartiment. J’ai deux heure de voyage et le seul livre dont je dispose est une Bible. Je décide donc de prendre un temps de prière avec la Parole de Dieu. J’attends que chacun de mes voisins soit bien plongé dans ses propres occupations pour sortir ma Bible, le plus discrètement possible. Or, après quelques instants, le jeune homme assis en face de moi me demande si je lis un livre d’histoire ou une Bible. Contrainte de lui dire que c’est la Bible, il me questionne alors pour savoir si je crois à ce qui est écrit et si j’adhère au message transmis par l’Eglise. Je lui témoigne de ma proximité de chaque jours avec Dieu grâce à sa Parole et combien cela illumine et fortifie ma foi. Je lui partage aussi tout ce que j’ai découvert grâce à l’Eglise et le feu que j’ai vu dans le cœur de nombreux croyants, notamment chez certains prêtres. Il m’explique que, issu d’une famille athée, il a lui-même demandé le baptême à neuf ans dans l’Eglise catholique. Mais, à l’âge adulte, étudiant en médecine, il a remis en question cette démarche, ayant une image négative de la foi et de l’Eglise. Nous continuons notre discussion sur le sujet, lorsqu’un jeune homme, assis de l’autre côté de l’allée, nous apporte son témoignage de musulman pratiquant, tandis qu’un troisième nous dit être agnostique et nous confie ses interrogations. Nous partageons tous les quatre, mes trois voisins me posant de nombreuses questions. Le voyage et la discussion s’interrompent au bout de deux heures à une première gare. Le premier jeune homme nous quitte et je lui demande s’il me permet de prier pour lui, ce qu’il accepte avec le sourire. Le garçon agnostique se tourne alors vers moi et me demande si je peux aussi prier pour lui. Toujours dans le train, attendant le terminus, nous prolongeons notre discussion. C’est alors qu’une jeune fille assise à l’autre extrémité du train nous apostrophe : « Cela fait deux heures que vous parlez de Dieu, ça suffit ! » Ainsi donc, tout le compartiment, plongé dans le silence, a entendu notre conversation durant tout le trajet ! La jeune fille nous rejoint, me confie ses interrogations sur Dieu et termine me demandant si je peux prier pour elle aussi… Et moi qui avait peur de parler de ma foi ! En ouvrant simplement ma Bible dans une rame complète du TGV ! Aude Il est Vivant N°189 décembre 2002 L’Esprit-Saint était làNous sommes trois dans le compartiment express quand la locomotive tombe en panne. La jeune fille en face de moi exprime son inquiétude :on vient la chercher à la gare et le retard risque de poser un problème. J’en profite pour parler de l’abandon à la Providence, de la confiance en Dieu, etc. Il s’en suit une conversation très sympathique. Elle ne croit pas en Dieu mais, parfois, elle prie Marie. Nous parlons plus d’une demi-heure à bâton rompus. Je lui explique simplement qui est Dieu pour moi, ma certitude d’être aimé par lui… pour finir, je lui donne un magazine « Il est Vivant » et mon adresse. En tout ceci, il n’y avait rien d’extraordinaire : il ne m’avait pas semblé que la présence de l’Esprit-Saint ait été spéciale ce jour-là. Pourtant, un an plus tard, j’ai compris que l’Esprit-Saint était spécialement à l’œuvre dans cette rencontre quand j’ai reçu une lettre d’un inconnu. Il m’expliquait que la fille de son amie m’avait un jour rencontré dans le train et que la conversation avec moi avait fait beaucoup de bien. Actuellement elle était malade et il demandait conseil : pouvais-je lui indiquer quelqu’un de sa région pour lui parler comme je l’avais fait ? Points de repère sur L’évangélisation Pourquoi ? Comment ?, Jean-Luc Moens, Edition de l’Emmanuel, mars 1998 Témoignages sur l’évangélisation lors des congrès de Vienne et Paris Toussaint 2004 Paris : Interview sur Zenit - le monde vu de RomeComme souvent dans le domaine de l’évangélisation, l’essentiel est invisible pour les yeux. Mais il y a eu de nombreux témoignages qui sont remontés ainsi que des demandes de baptêmes, par exemple. Permettez-moi simplement de citer ce petit fait arrivé pendant la semaine. Deux missionnaires envoyés par une paroisse font du porte-à-porte. Ils sonnent. La jeune fille qui vient leur ouvrir leur avoue qu’elle était en train de se suicider et que leur arrivée a arrêté son projet. Inutile de dire qu’ils ont pu partager en profondeur avec elle... J. L. Moens Zenit Paris : Une expérience d’évangélisation qui se poursuit encore aujourd’huiPendant le congrès Paris Toussaint 2004, j'ai été amenée à passer un peu de temps, un après midi, à l'accueil de l'église St Etienne du Mont. D'autres personnes évangélisaient dans le quartier. Je me suis dit que rien ne m'empêchait d'accueillir au nom du Seigneur. Cette église touche beaucoup les touristes par sa beauté et sa clarté.  | J'ai installé des bougies et des pains de la Parole (extraits de la Bible) à l'entrée et ai accueilli d'abord des familles en emmenant les enfants devant le Saint Sacrement. Puis, je me suis enhardie et ai intercédé pour tous ceux qui entraient, je me souviens avoir prié avec deux filles de 16 ans, pas baptisées qui n'avaient jamais prié de leur vie. Cette expérience m'a permis de prendre conscience de ma responsabilité d'annoncer l'Evangile et la chance que j'avais de connaître le Christ. |
Le jeune vicaire de la paroisse qui confessait à ce moment-là et qui est aussi aumônier du groupe de prière qui se réunit dans cette église a été émerveillé par la simplicité de ma démarche. A la rentrée 2005, il a mis en place un dimanche d'évangélisation par mois avec le groupe. C'est simple, ils ouvrent les portes de l'Eglise, mettent des bougies dehors, exposent le saint Sacrement, chantent des chants, invitent les gens à entrer et les accueillent. Un café est aussi proposé et servi par des SDF proches de la paroisse. L'après-midi est clôturée par les vêpres et la messe animées par le groupe de prière. Lors du premier dimanche, une femme a demandé le baptême. Mathilde Paris : Fruits pour une paroisseJe me souviens de l'envoi des binômes par le diacre de la paroisse à de la Trinité. Ce dernier priait quelques minutes avec le petit groupe des disponibles, puis nous répartissait en binômes avec surtout le leitmotiv d'être à l'écoute de l'Esprit-Saint, d'avoir Marie pour modèle, et de faire selon nos limites ( comme dit Benoît XVI ! ...), enfin de choisir dans notre sac....le tract de la soirée "ad-hoc" pour la personne concernée. Les personnes côtoyées nous ont souvent confié des difficultés de vie (déboires professionnels, éloignement ou incompréhension de l'Eglise-Institution), nous avons vécu des échanges sur nos convictions avec d'autres croyants dont des musulmans. Parfois les personnes nous ont suivi pour prier dans l'Eglise ou à la chapelle Ste Rita. L'après-Congrès nous a permis de revivre ce type de présence d'évangélisation sur notre paroisse : invitations à inscrire les enfants au cathé. pour les parents de jeunes enfants en sortie d'écoles publiques, invitation à la soirée de prière de miséricorde du lendemain, ou même du soir même), invitation des passants à venir adorer le Saint Sacrement exposé dans la basilique mariale un samedi après-midi , distribution de revues Il EST VIVANT lors des sorties du film Da Vinci Code. En général l'accueil est excellent et souvent la personne rencontrée est heureuse de partager un peu de sa vie. Lorsque je constate l'ardeur des témoins de Jéhovah à rencontrer les gens, je prie pour que le Seigneur envoie dans les rues aussi nous les catholiques. Henri Paris – Une paroisse en mission suite au congrèsNous avons informé le curé de notre paroisse à Châtillon que Paris organisait un Congrès d'évangélisation pour la Toussaint. Il y a participé à ainsi que plusieurs paroissiens. Ils sont revenus, habités du désir de lancer quelque chose à Châtillon. C'est ainsi qu'est né le projet de la mission à Châtillon. Sa préparation a duré 1 an. Elle était basée sur deux axes : Faire preuve d'audace, comme lorsque nous avons demandé la venue des reliques de Sainte Thérèse et que nous avons obtenu le feu vert ! Faire de la qualité : Il est essentiel de découvrir et de mettre en mouvement les talents de la paroisse pour que l'Eglise soit prise au sérieux. De nombreux paroissiens ont été heureux de s'impliquer, parce qu'on leur a demandé de mettre leurs compétences au service de la mission. Résultat : ils se sont impliqués avec un réel enthousiasme. Pour cela, nous avions élaboré une « fiche compétence » distribuée pendant 8 mois avant la mission et qui nous a permis de connaître les talents des paroissiens... Il est à noter que ce « professionnalisme » a été fort apprécié par la mairie, qui considère désormais l'Eglise comme un véritable interlocuteur. Elle nous a offert l'impression de programmes et d'affiches. Actuellement, l'affiche de la mission est sur tous les panneaux municipaux. La mairie fournit un certain nombre de services techniques et de matériels pour les différents événements, offre l'apéritif qui clôturera la mission et évoque l'événement dans le journal local du mois de novembre en mettant l'accent sur la venue des reliques de Sainte Thérèse. Nous, on n'en revient toujours pas ! Le roller... Nous avons découvert qu'habite à Châtillon l'un des organisateurs des soirées roller à Paris. Quand on lui a parlé du projet, il a répondu avec une réelle joie, même si la dimension de notre « balade » n'avait vraiment rien à voir avec ce qu'il fait à Paris. Ensuite, pendant la mission, je reçois un appel incroyable : un homme me dit qu'il a entendu parler d'un parcours roller dans Châtillon. Il m'explique qu'il est manager de l'équipe de France de roller et qu'il passe sa vie dans le milieu de la compétition partout dans le monde. Et il habite à Châtillon. Sans être catholique, il était prêt à venir apporter son aide le samedi suivant. Malheureusement, le temps n'a pas permis notre roller parade... mais ce n'est que partie remise ! Alors ? Je crois pouvoir dire que nous avons été comblés de joie, pas une simple « bonne humeur » comme l'a dit Mgr Daucourt, mais le visage de la communauté paroissiale a été rayonnant. La mission a surtout permis de faire prendre conscience à des paroissiens qu'ils sont également appelés à annoncer la bonne nouvelle. Elle nous a donné un nouvel élan et de l'audace : cette année, nous lançons une vaste méditation sur l'encyclique de Benoît XVI avec au mois de juin la Consécration de notre paroisse au Coeur Eucharistique de Jésus. Emmanuel et Karine Vienne – L’esprit de DieuDeux missionnaires signalent à un passant que son sac à dos est ouvert. La conversation s’engage. Il est canadien, de religion calviniste. Après une brève discussion, cet homme, ouvert, reprend son chemin. L’un des missionnaire se dit : on ne peut pas le laisser repartir comme ça ! L’autre court, le rattrape et lui propose qu’un petit groupe prie pour lui. Il accepte tout de suite et commence sa prière en demandant de recevoir l’Esprit de Dieu … Il est Vivant N°197 septembre 2003 Vienne – L’audace de l’annonce « Nous avions perdu l’habitude de nous adresser directement aux gens pour leur annoncer l’Evangile, reconnaissent plusieurs participants au premier Congrès à Vienne. Voilà ce que nous avons appris ici. Désormais, nous aborderons certainement les autres avec plus de courage pour leur parler de notre foi ! » Il est Vivant N°197 septembre 2003 Vienne – Ecrire à Dieu Des missionnaires parlent avec une jeune femme musulmane de l’amour de Dieu. « Est-ce que je peux écrire à mon Dieu ? », leur demande-t-elle. La missionnaire lui réplique : « Vous savez, l’amour de Dieu c’est pour tout le monde ! » La jeune femme pénètre dans l’église, s’avance vers l’autel au pied duquel sont disposés deux corbeilles : l’une contient des paroles extraites de la Bible, l’autre est destinée à recevoir des intentions de prière. La jeune musulmane prend une parole : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Elle est touchée en plein cœur. Il est Vivant N°197 septembre 2003 Vienne – Dieu frappe à ma porte Un soir, trois sœurs, dont deux en habit, rentrent de mission et regagnent leur voiture à vélo en traversant un quartier « difficile », ce qu’elles ignorent. Des jeunes les encerclent, dans le but de leur faire peur … L’une d’entre elles cherche à s’échapper, l’autre se voit déjà mourir martyre tandis que la dernière entame un dialogue avec ces jeunes : « Qu’est-ce que vous faites ici ? » demandent-ils agressifs. « Et vous, comment vous appelez-vous ? » La discussion s’engage et se prolonge pendant une heure environ. Les sujets qui préoccupent le plus les jeunes (amour, sexualité, etc…) sont abordés. L’une des sœurs propose à ses interlocuteurs : « Demande à Dieu de se révéler à toi s’il existe ! » « Vous me promettez que je peux, dès ce soir, en rentrant chez moi, expérimenter cet amour de Dieu ? » interroge un des jeunes … A la fin de l’échange, un autre conclut : « Je crois que ce soir, c’est Dieu qui vient de frapper à ma porte ! » Il est Vivant N°197 septembre 2003 Vienne – Merci ! A. est alcoolique depuis 12 ans et a connu aussi les affres de la drogue. Il porte autour du cou de nombreux pendentifs, dont une croix. « Tu as un ami ! » lui disent les missionnaires avec qui il parle. « Oui, et je le prie tous les soirs » leur répond-il tout de go. Des jeunes drogués s’approchent alors. A. tonne : « La drogue, c’est la mort ! » A . raconte qu’avant, il allait prier à l’église mais qu’il se sentait trop pauvre. Les missionnaires prient pour lui. Plus tard, ils le retrouvent pour lui donner un évangile. Ils prient avec lui un Notre père puis s’expriment à voix haute. A. dit à son tour : « Merci, Seigneur de nous avoir envoyé des personnes qui sont venues vers nous et nous ont parlés. » Il est Vivant N°197 septembre 2003 Missions paroissialesParoisse en mission – L’homme au parapluie et la femme au chapeau…En faisant du porte-à-porte, nous avons rencontré dans la rue un monsieur d’un certain âge qui avait deux baguettes sous le bras et … un superbe parapluie ! « Monsieur, quel beau parapluie vous avez là ! » (Il faut bien trouver un moyen pour engager la conversation !) « Ah oui, vous pouvez l’acheter tout de suite … » « Non, non, nous ne sommes pas là pour ça ! » « Vous êtes là pour quoi ? » Nous avons commencé à lui parler de la mission. Cet homme était à la paroisse. Il connaissait l’existence de la mission mais nous dit : « A mon âge, je n’en ai plus besoin, vous comprenez ! » Nous nous sommes quittés avec un beau sourire et nous avons prié pour lui en continuant notre marche sous la pluie. Le lendemain, j’assurais la permanence téléphonique au secrétariat. Le téléphone sonne et une voix me dit : « J’ai rencontré dans la rue deux personnes, et j’ai voulu savoir ce que c’était cette mission. Je voudrais des renseignements au sujet de la soirée de vendredi, pouvez-vous m’expliquer ? » Je lui explique que c’est la « soirée miséricorde », etc. Très bien, répond-il, mais comme ma femme est malade, ce ne sera peut-être pas facile pour moi d’y aller… Est-ce que vous croyez que j’ai une chance d’y rencontrer la « dame au chapeau » et la jeune fille avec lesquelles j’ai parlé hier dans la rue. Elles avaient toutes les deux un très beau sourire. Je voudrais les retrouver parce que cette rencontre m’a vraiment fait « chaud au cœur. » Je dis : « La femme au chapeau, c’est moi ! » Nous avons terminé notre conversation par un « Notre père » pour sa femme et il a raccroché en disant : « J’essaierai de venir vendredi soir … » Vendredi soir, à l’entrée de l’église, il y avait un grand parapluie en train de s’agiter et de chercher. Je suis allée vers lui. A la fin de la soirée – ce monsieur était resté à l’adoration – il est revenu vers moi : « J’ai été me confesser, mais il faut le dire à personne ! » Monique Il est Vivant N°112 mars 1995 |