|
En
2007 et 2008, je suis parti comme missionnaire à Gainesville
pour une semaine à chaque fois. La première fois, la paroisse catholique
préparait une mission pour l’Avent et Richard Borgman a demandé à la Communauté
des missionnaires. Quand j’ai lu cet appel dans une newsletter, j’ai su que je
devais y aller. La seconde fois, j’ai voulu participer de ma propre initiative
à une mission organisée par un couple de volontaires Fidesco.
Je les avais rencontrés l’année précédente. La mission avait lieu à
« Little Mexico ». Là, des travailleurs hispaniques viennent attendre,
sur un parking, qu’on leur propose du travail. Richard avait commencé à
proposer chaque jour un « café de la miséricorde » (Mercy Coffee) et j’y ai
participé lorsque j’étais là-bas. Richard m’a dit à ce moment-là :
« tu n’es pas ici par hasard ».
En
2009, nous avons déménagé dans une petite ville près de Seattle, Issaquah. Sur
le parking d’un centre commercial, nous avons vu des personnes hispaniques qui
attendaient. J’ai dit à ma femme que c’était la même chose qu’à Gainesville.
Pendant
la semaine qui a suivi, j’ai été beaucoup interpellé : J’ai vu sur
Internet un reportage d’une télévision catholique française dans laquelle le
présentateur expliquait le « Notre Père » et une phrase m’est revenue
en mémoire : « Que ta volonté soit faite ». Plus tard, quand je
priais, j’ai lu ce texte dans ma bible : « faites tout ce qu’il vous
dira ! » (Jn2v5) et aussi « Voici mon commandement : aimez
vous les uns les autres comme je vous ai aimés ! » (Jn 15, 12).
Puis
pendant la messe de l’Immaculée Conception, il y a eu les lectures dont Mat 25
v40 :
« En
vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus
petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.»
J’en
ai parlé à ma femme et je lui ai dit que ce n’était pas un signe mais plusieurs
signes que j’avais eus pendant cette semaine. Nous avons décidé d’aller
rencontrer ces personnes. C’était le 12 décembre, le jour de la fête de Notre
Dame de Guadalupe.
Nous
les avons rencontrées. Elles étaient dans la même situation qu’à Gainesville. La
principale différence était qu’elles n’habitaient pas dans les environs mais
qu’elles venaient en voiture ou à vélo afin de trouver du travail pour la
journée.
Après
avoir parlé avec elles, nous leur avons proposé de leur apporter un
petit déjeuner chaque samedi matin. Le "Mercy Breakfast " était né !
Depuis
ce moment-là, beaucoup de belles choses se sont passées. Nous sommes heureux de
rencontrer chacune d’entre elles chaque samedi. Ce petit déjeuner, quel que
soit le temps, est un vrai moment de miséricorde.
Nous
avons aussi commencé des cours d’anglais avec elles cette semaine. Le prêtre de
la paroisse nous a prêté une salle de classe. Au premier cours, ils étaient 5,
4 venant de Mexico et 1 du Guatemala. Ce fut un moment au-delà de l’espérance.
Nous avons prié Notre-Dame de Guadalupe. C’était un temps d’enseignement mais
aussi d’évangélisation parce que quelques-uns ne se rappelaient par leur
« je vous salue Marie » en espagnol et nous leur avons donné notre
exemplaire.
Mon épouse et moi, nous sommes dans la joie de la mission parce que nous servons Dieu dans ces pauvres.
Patricia & Frédéric
|