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Comme chaque année en effet, les membres du « Ratzinger Schülerkreis », le « Cercle des étudiants » du cardinal Ratzinger ont eu rendez-vous cet été à Castel Gandolfo, en présence du pape.
Deux invités étaient présents pour parler de la nouvelle évangélisation. Une théologienne laïque, Mme Hanna-Barbara Gerl-Falkowitz, spécialiste de Romano Guardini, et des rapports entre philosophie et culture, professeur à Dresde – ancienne Allemagne de l’Est – et familière des milieux sécularisés ; elle connaît le cardinal Ratzinger depuis 1976. Le second témoin était également un laïc, membre autrichien de la Communauté de l’Emmanuel, Otto Neubauer, directeur de l’Institut pour l’évangélisation à Vienne (ayant participé en 2003 à l’organisation du Congrès pour la nouvelle évangélisation dans cette ville). Il a spécialement donné son témoignage, dans la perspective de la nouvelle évangélisation, et parlé des différents ‘processus d’apprentissage’ que connaît tout évangélisateur. Il a conclu en disant : « Je ne peux que témoigner et je ne me permets aucun jugement, mais aujourd’hui je ne connais pas d’autre chemin que celui que le Seigneur nous a enseigné et que nous apprenons de Marie : s’abaisser, devenir petits afin de participer à Sa joie et de la transmettre. »
Au premier cercle des étudiants du prof. Ratzinger – de Bonn, Münster, Tübingen, Ratisbonne – , le « Ratzingerschülerkreis » s’était ajouté récemment un nouveau cercle constitué non d’étudiants directs du prof. Ratzinger mais de théologiens qui se sont illustrés par l’étude de sa théologie, comme un des lauréats du Prix Ratzinger, le P. Heim. Ils participent désormais aux sessions d’été à Castel Gandolfo avec le premier « cercle » d’étudiants directs, qui se réunissent depuis 1977 autour du cardinal Ratzinger. Le P. Horn avait alors précisé que l’accent était mis sur « le rôle de la théologie » dans la nouvelle évangélisation, l’intention de Benoît XVI n’étant pas de « convertir les masses en peu de temps ». Car, expliquait-t-il, le pape se « méfie » de « l’activisme » et des « mouvements de masse qui s’épuisent rapidement ». D’où la « nécessité de mettre les théologiens à contribution pour étudier la manière de communiquer la foi chrétienne dans un langage moderne ».
Téléchargez l'intervention d'Otto Neubauer : « une évangélisation toujours neuve - la pauvreté, un pont vers les hommes ».
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