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Tout commence au 19e siècle : pour remercier Marie d’avoir protégé la ville de Lyon de la peste, puis du choléra, les lyonnais décident d’édifier une statue au sommet de la basilique de Fourvière. L’inauguration de la statue a lieu le 8 décembre 1852. Mais à cause des intempéries, la fête est gâchée. Spontanément, les Lyonnais mettent alors des lampions à leurs fenêtres pour célébrer Marie d’une autre façon, à défaut d’inauguration. Cette fête improvisée prit toute son ampleur 2 ans plus tard avec la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception.
Aujourd’hui peu connaissent la vraie histoire de piété populaire à Marie. Une bonne opportunité missionnaire pour le Cardinal Philippe Barbarin ! Avec la « Mission du 8 », le diocèse encourage fortement les églises à ouvrir leurs portes et proposer une pause spirituelle au cœur de la fête populaire des lumières.
Allons faire un tour à la paroisse Saint-Nizier. Pendant 4 jours, 10 000 personnes y entrent, avec 400 paroissiens qui assurent l’animation. Ce soir là, la température est plutôt basse mais les cœurs s’y réchauffent ! Chacun peut, à son gré, boire une tisane bien chaude, dessiner sa main et y écrire un mot à Marie, acheter un lumignon et le déposer au pied de la statue de Marie avec sa prière, aller visiter la belle crèche du 19e siècle, demander que l’on prie pour lui, recevoir une parole de la Bible, ou encore aller faire un tour au stand Presse pour avoir un évangile, une médaille miraculeuse, une revue catholique, un CD Maria … Le tout sur fond de « musique de Jésus » en live pour toucher les cœurs !
Il faut l’avouer, beaucoup rentrent dans l’église par hasard ou curiosité, et finalement y restent un bon moment : quel cadeau … En tant que missionnaire, c’est si beau de voir Jésus qui se laisse découvrir par le tout venant, grâce à Marie sa mère. Au fur et à mesure de la soirée, les marches de l’autel se couvrent de lumignons : se dire que chaque lumière est une intention de prière d’une personne peut-être très éloignée de l’Eglise, quelle beauté !
Chaque année, les fruits sont là, plus ou moins visibles. Parmi quelques fiorettis, certains demandent le baptême, d’autres s’effondrent en larmes touchés par l’Esprit ou d’autres encore viennent le lendemain à la messe pour la première fois de leur vie, tel ce jeune d’origine marocaine. Quant aux missionnaires, ils repartent fatigués par la mission mais les yeux pétillants : merci Seigneur pour la joie de voir Ton Nom se faire connaître ! A St-Nizier ce 8 décembre, l’enfant Jésus est bien présent, même s’il n’est pas encore dans la crèche …
 
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