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Comme chaque fois, le congrès a comporté deux parties : - le congrès proprement dit qui avait pour thème « Venez et voyez » et qui s’est tenu dans la Basilique du Sacré Cœur à Koekelberg ; - une grande mission dans la ville qui impliquait toutes les paroisses, les mouvements, etc.
L’ouverture du congrès s’est tenue le dimanche soir, 29 octobre, en
présence du Roi Albert et de la Reine Paola. Parmi les interventions de
la soirée, avant un magnifique concert « La cantate de l’Apocalypse »
d’André Gouze, celle du ministre président de la région Bruxelloise, Mr
Charles Picqué, a été particulièrement remarquée. Il a souligné
l’importance de ce moment qui permet de réfléchir au vivre ensemble et
au lien social sans cesse menacé par l’individualisme.
 | Dimanche 29 octobre : représentation de la Cantate de l'Apocalypse d'André Gouze
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Le Congrès proprement dit
La Basilique de Koekelberg a été construite à la suite d’un vœu du cardinal Mercier après la guerre 1914-18. C’est une des plus grandes églises du monde, mais elle s’est révélée trop petite pour accueillir les congressistes ! Malgré une organisation impeccable, les organisateurs ont été débordés ! Personne ne s’attendait en effet à ce que plus de 5.000 participants confluent vers la Basilique, avec parmi eux 1.500 personnes venues du monde entier : de France (500) et du Portugal, mais aussi de Hongrie, des Pays-Bas, d’Autriche, d’Italie, du Canada et d’Australie. Notons aussi la présence presque tous les jours de la Reine Fabiola… Ce qui frappait tous les observateurs, c’était la joie qui régnait et qui était visible sur tous les visages. Plus de trente évêques ont participé au congrès. Tous les évêques de Belgique sont venus au moins une journée. En plus des cardinaux et archevêque organisateurs, deux cardinaux canadiens ont rehaussé le congrès de leur présence : le cardinal Turcotte de Montréal et le cardinal Ouellet de Québec. Les messes étaient animées par une chorale créée pour l’occasion avec des choristes appartenant à différentes paroisses. Avec un répertoire varié et participatif, cette chorale a entraîné toute l’assemblée et contribué à la beauté des liturgies. À noter aussi le nombre impressionnant de prêtres concélébrant. Toujours plus de 150, parfois plus de 200, ce qui manifestait l’important engagement de l’ensemble du presbyterium.
   Les enseignements ont été de grande tenue. Lundi, Andrea Riccardi (fondateur de la Communauté de Sant’Egidio) a parlé de la place centrale du pauvre dans l’annonce de la Bonne Nouvelle. Selon lui, le chrétien se reconnaît parce qu’il est toujours du côté du pauvre… Mardi, Timothy Radcliff (ancien supérieur général des Dominicains) a parlé de l’évangélisation, en s’attachant à la manière dont Jésus a touché Nathanaël : il le connaissait avant de le rencontrer. Aujourd’hui, il y a beaucoup de Nathanaël dans nos villes. Pour aller vers eux, il faut les connaître… Le père Radcliff a aussi parlé de la difficulté d’évangéliser : il n’y a là rien de neuf ! Les apôtres ont connu la même difficulté ! Il a fallu les persécutions pour qu’ils finissent par quitter Jérusalem…
Jeudi, Nicolas Buttet (fondateur de la Communauté Eucharistien) a essayé de faire découvrir aux congressistes ce qu’il a appelé la stupeur eucharistique. À travers de nombreux témoignages de jeunes, il a montré la force l’amour de Jésus qui se manifeste dans ce sacrement. Il a été très chaleureusement applaudi… Vendredi, c’est le père Enzo Bianchi (prieur de Boze, en Italie) qui a les participants à la prière, communion avec Dieu. Il a affirmé que l’évangélisation ne saurait être authentique si elle n’a pas comme source la prière. Ce jour-là, deux témoignages ont spécialement marqué les congressistes : celui du grand Rabbin de Bruxelles, Albert Guigui, qui a parlé de la prière juive et celui d’une musulmane qui a expliqué en quoi consistait la prière dans l’Islam. Samedi, le traditionnel débat entre les cardinaux et archevêque organisateurs a été animé par la rédactrice en chef du Soir, un des grands quotidiens belges. Le débat a traité des grandes questions d’actualité comme la bioéthique ou les relations avec l’Islam. Tous ont été impressionnés par la pertinence des analyses et le mélange d’ouverture et d’humour des 5 intervenants.  | Evangélisation sur la Grand Place de Bruxelles
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La mission dans la ville
Il est impossible de citer ici les 700 activités missionnaires organisées dans toute la ville pendant ces 10 jours : des concerts, des assemblées de prière, un festival de cinéma spirituel, des évangélisations de rue, une exposition sur la Bible, des conférences…
Deux soirées ont marqué à la cathédrale Sts Michel et Gudule : le mercredi soir, 1er novembre, une veillée de prière de tous les saints animée par la Communauté de l’Emmanuel. Et la veillée de la réconciliation, animée le vendredi au même endroit par Taizé.
De nombreuses évangélisations de rue ont été menées dans des lieux très symboliques comme la Grand Place de Bruxelles, le Sablon ou la Bourse. Elles ont été réalisées par des communautés nouvelles : Emmanuel, Verbe de Vie, Béatitudes… Elles ont été très bien accueillies. Un homme, par exemple, est venu trouver les missionnaires le visage rayonnant : « C’est super ce que vous faites ! Je fais le tour du centre ville, je vous vois partout ! Enfin, les cathos se montrent dans Bruxelles ! Continuez ! » Les écoles d’évangélisation de l’Emmanuel (Paray-le-Monial, Rome, Altötting et Vienne) ont joué un rôle important dans ces actions.
Un des points les spectaculaires a été le festival « jeunes », place sainte Catherine, sur le parvis de l’église du même nom. Tous les jours, des groupes et communautés se sont relayés sur le podium pour chanter, danser, témoigner pendant que d’autres priaient dans l’église. Ce festival s’est terminé en apothéose le samedi soir sur la place des Palais avec CXflood, Exo, Glorious, suivi par une nuit d’adoration. Le cardinal Danneels y est venu saluer les jeunes ainsi que la Reine Fabiola, plus jeune que jamais !
L’envoi dans la ville
Cette semaine extraordinaire s’est terminée par un grand envoi. Plus de 20.000 personnes se sont retrouvées devant la cathédrale dimanche après-midi. Le cardinal Danneels a lancé l’après-congrès : « J’ai vu cette semaine des chrétiens heureux et fiers de l’être. Je n’ai vu que des visages heureux : à Koekelberg, dans la Cathédrale, dans le métro et dans les rues. Que l’Evangile est une bonne et joyeuse nouvelle, c’était visible sur tous les visages. Une semaine de joie exubérante ou silencieuse pendant la liturgie. » Il faut continuer ce qui a été commencé. Le cardinal propose plus d’adoration dans les paroisses, une attention à l’évangélisation, spécialement des jeunes : « Notre évangélisation doit être miséricordieuse. Mais elle doit être nette et claire. » Et, point d’orgue, le cardinal a annoncé un engagement de l’Eglise de Bruxelles en faveur des logements sociaux.
Comme l’a fait comprendre le cardinal Danneels, le congrès est un nouveau départ pour l’Église de Bruxelles : « Montre-toi toujours digne du logo de ce Congrès : Venez et voyez. Veille toujours qu’il y ait entre tes murs beaucoup à voir, pour que vous puissiez dire en vérité : Venez, il y a beaucoup à voir chez nous. » Maintenant, commence le temps de préparation du congrès de Budapest, le cinquième dans les grandes villes d’Europe, le premier dans un pays qui a connu la persécution des régimes totalitaires. Certainement que ce congrès nous réserve à tous encore bien des surprises…
Pour en savoir plus : le site officiel de Bruxelles Toussaint 2006 Télécharger le mot d'envoi du cardinal Danneels
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