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Cette année avait lieu la cinquième édition du colloque de bioéthique, qui se tient, depuis
sa création, à Paray-le-Monial, autour du 11 novembre. Nous étions presque 500,
dont plus de 100 jeunes de moins de 25
ans. Si une bonne moitié des participants était issue du monde médical ou
paramédical, l’autre moitié représentait le reste de la société civile.
C’est vraiment un rassemblement pour TOUS !
Le principe de ces colloques est de nourrir tout l’homme,
son intelligence, son cœur profond, sa foi ; de donner des repères, en
explicitant ce que dit l’Eglise. Ils permettent de prendre conscience des
enjeux à défendre, et favorisent les rencontres entre ceux qui ont ce désir de
servir la vie, et se sentent souvent seuls et désarmés dans ce combat.
Ces colloques sont un des fruits de l’Evangile de la Vie, que Jean-Paul II a publié
en 1995. « Il est urgent de se
livrer à une mobilisation générale des consciences et à un effort commun d’ordre
éthique, pour mettre en œuvre une grande stratégie pour le service de la vie.
Nous devons construire tous ensemble une nouvelle culture de vie » (n°95).
Le thème de cette année était « Comment agir en conscience ? ». Cette
préoccupation qui nous rejoint au plus profond de nous-mêmes, était ici plus
spécifiquement appliquée aux questions de bioéthique et de respect de la vie.
Si notre devoir absolu est bien de suivre notre conscience, notre
premier devoir est de former celle-ci en l’éclairant.
Nous avons assisté à des conférences, dont la qualité a été
reconnue par tous. Elles seront pour la plupart et dès que possible sur le site
www.amouretverite.org , ainsi que
sur www.bioethique.net . L’intervention
de Mgr Jean Laffitte, particulièrement appréciée, répondait à des questions
comme : qu’est-ce que la conscience, comment l’éclairer ? Comment
poser des actes libres ? Qu’est-ce que la loi naturelle ? Pourquoi
l’Eglise donne-t-elle son avis sur des questions de morale, de
bioéthique ?...
D’autres intervenants tels que Jean-Marie le Méné, président
de la Fondation Jérôme
Lejeune nous ont particulièrement éclairés sur les défis qui se posent à nous
dans la société d’aujourd’hui, face à toutes sortes de mensonges médiatiques
qui mettent en danger notre conscience.
L’un d’entre eux, Alphonse de Salas, juriste au Conseil de
l’Europe dans le département des droits de l’homme, nous a donné, outre son
intervention pleine d’humour et de réalisme, des dessins croqués sur le vif qui
ont pu être projetés à différents moments du colloque.
Le cardinal Jean-Marie Lustiger n’a pu venir comme prévu du
fait de sa santé, mais nous a adressé un message dans lequel il nous disait sa
prière et sa proximité spirituelle face à ces défis cruciaux qui nous ont
rassemblés. Il nous donnait aussi une réflexion sur les enjeux de la question
de la conscience, notamment dans les rapports médecin - malade, mais aussi dans
toutes les situations de la vie humaine, spécialement quand elle est mise en
péril.
Une dizaine d’ateliers ont abordé des thèmes plus
concrets comme : Face à une grossesse non désirée, que faire ? Agir
en conscience face aux situations de fin de vie ? La conscience dans la Bible…Et pour les jeunes de 18 à 35 ans une réflexion sur les défis qui
se posent à eux aujourd’hui en matière de respect de la vie et de bioéthique.
Comme souvent à Paray-le-Monial, de beaux témoignages nous ont
encouragés, fortifiés : le choix de la vie est non seulement possible,
mais source de joie profonde. Par exemple, plusieurs personnes nous ont montrés
comment, dans l’audace de l’Esprit Saint, ils ont fait objection de conscience
face à des situations où la vie humaine n’était pas respectée. De manière tout
à fait providentielle, le Seigneur les a assisté et a permis que les portes du
respect de la vie s’ouvrent devant eux.
Dans la grâce du Sanctuaire où se déroulait ce colloque, messes,
louanges, adoration…étaient proposées. Le samedi soir, il y a eu ainsi une
veillée de prière sur le thème de la miséricorde dans cette si belle basilique
de Paray.
Tout au long de ces trois jours, le Seigneur nous a fait
comprendre combien il est proche de nous, qu’Il est notre plus grande force, et
que nous ne sommes pas seuls dans ce grand combat pour la vie.
Nous avons eu des échos de médecins qui parlent d’un
« avant » et d’un « après » colloque, disant que leur
pratique médicale serait différente dans les jours à venir. Des
« non-médecins » témoignaient aussi du déclic que ce colloque
représentait dans leur existence. Et beaucoup nous redisaient leur joie de voir
se créer ainsi un tissu de relations au service de la vie humaine et
exprimaient leur attente d’un nouveau colloque l’an prochain !
Rendons grâce à Dieu pour toutes ces merveilles !
La commission
bioéthique et vie humaine
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