Molokai, laisse-toi contaminer !

La semaine dernière à Altötting (Allemagne), s’est tenue la première représentation d’une nouvelle comédie musicale, intitulée Molokai, jouée et chantée par 14 élèves de l’école d’évangélisation. Interview de Claudia Kern, membre et consacrée de l’Emmanuel, qui en est l’auteur.

Quel est le but de cette comédie musicale ?

Cette comédie musicale, c’est d’abord un chemin d’évangélisation. Nous espérons qu’au moins 8.000 personnes la verront pendant la tournée. Parmi eux, beaucoup de personnes n’ayant pas vraiment de contact avec leur paroisse et cherchent d’abord un spectacle. Ils ne viendraient pas pour une veillée de prière… Et ils vont découvrir un message qui peut toucher leur vie quotidienne, avec la figure d’un homme qui a donné sa vie pour Dieu et pour les lépreux, qui s’attache très fort à Dieu dans une situation de désespérance. Tout au long de notre tournée, il y aura beaucoup de rencontres personnelles. Après le spectacle, nous discuterons avec les spectateurs. Nous dormirons dans des familles d’accueil. Nous allons adorer et célébrer la messe dans les paroisses. Cela nous donne aussi une bonne occasion d’apprendre aux jeunes à évangéliser !

Comment l’avez-vous écrite ?

La genèse de cette pièce a été une expérience forte avec Dieu. J’étais en vacances et un jour, j’ai parlé avec quelqu’un de nos saints préférés. Pour moi, depuis des années, c’est Saint Damien de Veuster. J’ai raconté à cette personne que Sainte Mère Teresa avait bataillé pour sa canonisation. Deux jours après, nous étions le 5 septembre – le jour de Mère Teresa. Pendant la messe du matin, j’ai eu l’idée d’écrire une comédie musicale sur ce saint Père Damien. Et j’ai écris jusqu’au soir… Pour moi, c’est vraiment tombé du ciel. Je n’ai jamais cru écrire un spectacle, j’ai eu l’impression que ce jour là Mère Teresa, Saint Francis d’Assise et le P. Damien se rencontraient et que l’Esprit Saint m’avait inspirée pour pouvoir le faire !

Quel est le thème de ce spectacle ?

La vie sur Molokai, une île de l’archipel d’Hawaï où l’on a banni les lépreux. Avec le titre « Molokai, laisse-toi contaminer » nous osons une provocation. Avant que le missionnaire Damien ne se soit rendu disponible à cette mission, la vie y était marquée par la violence, la tristesse et la mort. Le don de soi du Père Damien a changé la vie, petit à petit. C’était aussi un chemin pour lui-même. Au début, il a eu du mal à toucher les lépreux, mais il a pris la décision de vivre cette mission toute sa vie. Il a souffert de la solitude spirituelle, des rumeurs… Il a eu la peur d’attraper la maladie, mais il a eu aussi beaucoup d’idées pour changer la vie des lépreux. Il a construit des églises, des maisons, il a fondé un orphelinat, un orchestre… Finalement, c’était son feu et son amour de Dieu qui ont contaminé les lépreux ! Ils ont créé une association pour s’aider les uns les autres, ils ont commencé l’adoration perpétuelle…

Combien de personnes étaient présentes pour la première représentation ?

600 spectateurs sont venus. Pour la tournée, qui a lieu en mai, il est prévu de nous produire une quinzaine de fois en Autriche, Allemagne, en Suisse et au Liechentstein…

Pourquoi est-ce important aujourd’hui d’évangéliser à travers la musique ?

La musique ouvre les cœurs. Par les chants et par les dialogues, on peut amener beaucoup des choses. Nous préparons aussi un CD. Alors les chants vont accompagner les gens après un seul spectacle. J’ai entendu des témoignages de personnes pour lesquelles l’un ou l’autre chant est devenu un vrai appui.

Quels premiers témoignages de spectateurs avez-vous eu ?

Ils sont impressionné par lien entre le récit historique et le temps présent, mais aussi par la figure du Père Damien. Sur scène, il est présenté comme un homme normal. Il n’est pas un super-héros intouchable ou un saint parfait. Il lutte, il a peur, il vit des moments de combat spirituel. Il prend des décisions concrète dans des situations très concrètes. Et cela touche les gens, cela leur donne la possibilité de s’identifier à eux malgré le fait qu’il soit prêtre et qu’il était dans une situation très particulière. Beaucoup de gens sont touchés par la scène où il découvre qu’il a la lèpre. Il crie vers Dieu, parce qu’il ne comprend pas : il se croyait sous la protection de Jésus et de la Vierge Marie ! Il est obligé de laisser tomber tous ses projets, même son idée de Dieu… Il a besoin de l’amour de Dieu, du soutien des autres… Dans le dernier chant, il y a cette phrase : « Commence à agir aujourd’hui dans les petites choses ». J’ai entendu des réactions très fortes sur ce passage. Nous avons tous des malades, des pauvres autour de nous, et Dieu nous demande de faire quelque chose de petit, mais de concret, pour eux. C’est un message encourageant !

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